Louise Sartor

magical drawings
Crèvecœur, Online

X

Ces dessins numériques ont été réalisé sur tablette principalement entre 2019 et 2020 lors de la résidence de l’artiste à la Villa Médicis à Rome.
Chaque dessin a été imprimé à l’encre pigmentaire sur papier Hahnemühle Photo Rag 308g en quatre exemplaires (+ une épreuve d’artiste) et sont signés et numérotés au dos.


These digital drawings were made on tablet computers mainly between 2019 and 2020 during the artist’s residency at the Villa Medici in Rome.
Each drawing has been printed with pigment ink on Hahnemühle Photo Rag 308g paper in four copies (+ one artist’s proof) and is signed and numbered on the back.

















Ero

Frédérique

Mercurio

L’eau de la fontaine rejoint, en filet mince, l’eau du bassin, avec un petit chant sur trois notes, que nous percevons soudain après la fin de nos paroles. (…) Le Mercure noir de la fontaine, à peine retenu à sa vasque par un pied ailé, tend en vain sa main vers la lumière.

Colette, nocturnes

Maria Maddalena (copia)

Piccione

Pavone (copia)

Angelo (copia)

Orecchie di mare

Mi piace molto Colette

Giovane uomo nudo seduto in riva al mare (copia)

Dente di leone

Cartoline

Bleu le col, bleu le caparaçon de plumes lisses, ondé à petites ondes, que relèvent lorsqu’elles rouent les grandes pennes de la traîne. Comme un bouquet de graminées mûres tremble, moins au vent qu’au rythme d’un cœur inquiet, le cimier bleu … Je dis « bleu » ; mais comment nommer cette couleur qui dépasse le bleu, recule les limites du violet, provoque la pourpre dans un domaine qui est plus mental qu’optique, car si j’appelle pourpre une vibration de couleur qui semble franger ce bleu, je ne la vois pas réellement, je la pressens … Ô folie de vouloir dépeindre le paon ! Ce bleu que je prétendais décrire est d’ailleurs aboli, les deux paons se sont remis en marche, parallèles, et le bronze vert seul les couvre, un nuage au ciel les a éteint. Verts, oxydés d’orange, ils vont ; verts dans leur orbe de velours noir sommeillent les yeux de leur queue ; partout règne un vert-noir lourd, comme à l’aile des libellules sur les mares épaissies …

Colette, Les Paons, (Prisons et Paradis)

Oleandro

Rue Ricault

Rue Gandon

Trinità dei Monti

Toscana

Colonne

Le soleil brûlait l’ombre, et la terre altérée
Au crépuscule errant demandait un peu d’eau ;
Chaque fleur de sa tête inclinait le fardeau
Sur la montagne encore dorée.

Tandis que l’astre en feu descend et va s’asseoir
Au fond de sa rouge lumière,
Dans les arbres mouvants frissonne la prière,
Et dans les nids :  » Bonsoir ! Bonsoir !  »

Pas une aile à l’azur ne demande à s’étendre,
Pas un enfant ne rôde aux vergers obscurcis,
Et dans tout ce grand calme et ces tons adoucis
Le moucheron pourrait s’entendre.

Marceline Desbordes-Valmore, Soir d’été ( « Le soleil brûlait l’ombre » )

Pappagallini

Bel tempo

Elicottero

Sarcelles

Corvo

Muro Torto

Pino, notte

Vaticano

Aereo

Pavone

I Niobidi

Brutto Tempo

À cette époque le temps parut se fixer. Le soleil pompait les flaques des dernières averses. De beaux ciels bleus débordant d’une lumière jaune, des ronronnements d’avions dans la chaleur naissante, tout dans la saison invitait à la sérénité.
[…]
Sous les ciels de lune, elle alignait ses murs blanchâtres et ses rues rectilignes, jamais tachées par la masse noire d’un arbre, jamais troublées par le pas d’un promeneur ni le cri d’un chien. La grande cité silencieuse n’était plus alors qu’un assemblage de cubes massifs et inertes, entre lesquels les effigies taciturnes de bienfaiteurs oubliés ou d’anciens grands hommes étouffés à jamais dans le bronze s’essayaient seules, avec leurs faux visages de pierre ou de fer, à évoquer une image dégradée de ce qui avait été l’homme. Ces idoles médiocres trônaient sous un ciel épais, dans les carrefours sans vie, brutes insensibles qui figuraient assez bien le règne immobile où nous étions entrés.

Albert Camus, La Peste

Sogno di ragazza

Libri

Giaggioli

Geco

Fontana Smile

Castel Gandolfo

Arc-en-ciel

Alba

Crepúsculo

The practice of any art demands more than mere savoir faire. One must not only be in love with what one does, one must also know how to make love. In love self is obliterated. Only the beloved counts. Whether the beloved be a bowl of fruit, a pastoral scene, or the interior of a bawdy house makes no difference. One must be in it and of it wholly. Before a subject can be transmuted aesthetically it must be devoured and absorbed. If it is a painting it must perspire with ecstasy.

Henry Miller, To paint is to love again